5 views
0

Dimanche dernier je vous avais parlé des “Tales of Terror” (entre autres), un mélange de plusieurs histoires courtes. Il y a quelques jours, j’ai pu regarder un long métrage portant le nom de “Tales of Terror : Haunted Apartment”. Sorti en 2005, me voilà obligée donc de vous le présenter et ce, pour plusieurs raisons !

Le petit synopsis

Un homme court dans la nuit, blessé. Plus loin, sa fille l’attend et lui cri de se dépêcher. Fond sanglant et mains qui apparaissent… Nous voici avec ce qui semble être la scène finale !
Nous revenons avec Aimi et son père, qui cherchent un nouveau logement suite à la perte récente de leur mère/femme. Ils pensent ainsi pouvoir reprendre une nouvelle vie, loin de leurs tristes souvenirs. Bien que sensiblement étranges, les autres locataires de l’immeuble semblent toutefois un peu trop heureux de les voir débarquer. Sans compter une famille qui part aussitôt les nouveaux installés ! Une étrangère apparition lors de la visite, une corde posée à l’entrée et un couvre feu improbable… Voilà donc le quotidien d’Aimi et  de son père.

Ce qui le différencie des autres

Film, Tales of Terror : Haunted ApartmentLe film pourrait se découper clairement en 3 parties, voir même 4, avec la conclusion. Pour les habitués du genre, celui-ci pourrait paraître un peu long à se mettre en place… Mais continuer de le regarder ! En effet, il ne s’agit pas là d’un Yûrei Eiga comme nous en avons l’habitude.

Première partie, présentation d’Aimi et de son père, même si nous suivons plutôt le point de vue de la jeune fille. Nous sommes dans le schéma classique, nouveau départ, pas de repère sécurisant, et les premières apparitions. L’explication de la malédiction et le fameux fantôme ne sont même pas marquant… L’ensemble donne une impression un peu fade même ! Accélération dans la deuxième partie, assez courte. Il s’agit du moment où une famille décide de défier le fantôme et la malédiction de l’appartement. On pourrait croire alors que l’horreur va débuter, mais non. Premier coup de massue, nous ne tombons pas dans la course poursuite ni la survie, mais dans le désespoir. Commence alors la troisième partie, celle qui offre un tout nouveau sens au film.

Effectivement, le film d’horreur auquel on s’attendait disparaît progressivement pour faire place à la déchéance humaine la plus sombre. On découvre progressivement le quotidien de ces personnes, prisonnières autant de l’immeuble que de leur passé. Pas de jump scare, pas non plus de tension ni de gore, uniquement du psychologique. Car c’est bien là toute la force de ce film ! Sous couvert d’une malédiction c’est tout un drame humain qui se déroule, caché aux yeux de tous. Nous passons tour à tour de la tristesse à l’amour en passant par l’incompréhension et l’injustice tout en restant dans l’amertume de la fatalité.

Quant à son final, que l’on pourrait presque compter comme 4ème partie, je vous mets au défi de le deviner avant la fin ! Il  faut dire que, est principalement dans les films d’horreur, les twists sont généralement prévisibles, ou ratés. Ici, et même si vous resté totalement concentré sur chaque scène, c’est une grosse claque que vous vous prenez. Il faut bien avouer qu’au générique de fin, j’avais les boyaux retournés et la désagréable envie de vomir. Un sentiment intense et malsain de malaise qui laisse un goût bien amer dans la bouche…

En conclusion?

Il faut absolument voir ce film. Il ne fait toutefois pas parti de ceux que l’on pourrait voir et revoir… Autant l’intensité du coup de massue fait mal autant, une fois prise, on n’a plus à la craindre. Après, méfiez-vous de son début, un tantinet long, mais probablement voulu finalement… Mais surtout, ne vous attendez pas à un film d’horreur japonais classique. “Tales of Terror : Haunted Apartment” demeure définitivement un film sur la condition humaine, mais avec une malédiction reliant chacun.

Accessoirement , pas de trailer, ceux trouvés ne sont qu’un cumul de spoils !!

About author
Avatar

Malya

Maman de deux enfants, passionnée par le Japon et sa culture. Je travaille aussi au Manga Café Kyo'Hon (qui se trouve à Béziers), d'où mes articles sur le sujet!

Your email address will not be published. Required fields are marked *