18 views
0

Layers of Fear 2 silence

Layers of Fear 2 : Silence, Moteur, Action ! est un FPS qui a été développé par Bloober Team et édité par Gun media. Le jeu est sorti le 28 mai 2019 sur PC (Steam). Vous êtes à bord du transatlantique Icarus et vous êtes un acteur fétiche d’ Hollywood invité par un réalisateur dans le projet d’un film tout droit sorti des années 1900. Par son aspect nous vous précisions donc que le jeu est avant une expérience narrative et d’exploration. De ce fait l’action est quasiment absente et seul règne le silence. Layers of Fear 2 divisé en plusieurs actes  s’inspire directement du “Voyage dans la Lune” sorti en 1902 et réalisé par Georges Méliès.

Par contraste : une ambiance made in Georges Méliès dans le transatlantique

Silence ActionLayers of Fear 2 possède un découpage en phases qui contrastent le tournage du film d’une part et l’expérience empirique d’autre part en couleur. Dans les décors vintage vous interagissez avec autre époque tout droit sortie d’une pellicule tournée par Georges Méliès. Vous êtes invité par un réalisateur pour devenir l’acteur principal d’un film muet. Au début de la partie, vous évoluez dans une direction artistique presque parfaite dont les graphismes sont d’évidence un point fort du jeu.  L’art nouveau imprègne complètement l’aspect ornemental : en effet les décors de l’époque s’inspirent en réalité de la nature et des animaux. Art “total” qui met sur un piédestal l’homme moderne. De cette manière on sens davantage le travail de peaufinage et d’harmonie entre l’Art nouveau et le cinéma, technologie naissante.  Cette finesse lie finalement les ornements au scénario.

Par ailleurs à cette même période nous ne pouvons oublier la construction du Titanic démarré en 1907 qui a fini au fond de l’océan en 1912. Est ce encore un clin d’œil à l’histoire qui se déroule dans un transatlantique en proie aux flammes ? De son nom Icarus, le bateau croisière est très luxueux pourtant pas insubmersible. Parmi les eaux calmes,  c’est les mannequins de bois qui sont menacés par l’incendie -criminel ?- à bord. On note quelques phases d’énigmes rappelant le premier titre et quelques phases d’action où vous devez courir dans l’idée de réaliser le film tout simplement. Si on reprend le nom du bateau Icarus ou Icare connu dans la mythologie  grecque pour avoir voler trop prêt du soleil : doit-on y voir un lien avec l’incendie qui semble tout ravagé sur son passage ? Icare continuons est également connu pour avoir voulu s’échapper d’un dédale tout comme le bateau de croisière dont les couloirs sont interminables.

Layers of Fear 2, un chef d’œuvre unique pour un vaisseau fantôme

Silence ActionSubtil dans son essence, Layers of Fear 2 offre un silence inédit qui mène le vaisseau fantôme à errer dans la recherche sous vos yeux, de la vérité. On ne peut dire que Layers of fear 2 soit la suite directe de Layers of Fear. En effet il n’agit déjà de la même histoire, de la même époque, du lieu etc. En outre on constate des différences drastiques entre les deux œuvres.  Que ce soit interaction avec les objets, dans le level design du jeu. Même si les gameplay sont identiques, on doit reconnaître que la claque visuelle du premier titre ne suit pas le second titre. Mais tenter d’expliquer cela c’est dire qu’on ne peut comparer l’incomparable : il faut partir de zéro en voyant ce titre comme un chef d’œuvre unique et à part entière.  Un petit bémol sur l’interaction avec les objets quand il s’agit par exemple d’activer des manettes vers le bas. L’angle de vue est effet un peu bizarre. Toutefois la prise en main du restes des commandes est relativement enfantine.

Le scénario nous y reviendrons en détail dans le dernier paragraphe, ne plaira pas à tous. Tout ce que l’on signifier est que Layers of Fear 2 excelle dans l’horreur psychologique. Finalement tout est une question de point de vue certains ont peut être apprécié cette version complètement originale comme certains n’ont pas nécessairement aimé dans l’idée de retrouver le même d’esprit que le premier opus – voire une suite-. Bloober team n’a sans doute pas voulu reproduire un second Layers of Fear. Un choix que seuls les développeurs pourront expliquer. Par ailleurs on retient le rapport qualité/prix correct par rapport à sa durée de vie.  On peut aussi supposer que le jeu aurait peut être dû posséder un titre unique.

Une linéarité qui peut entrainer la narration sous l’eau

Retrouve ton cheminVoilà ce qui frappe le point faible du titre avec une certaine redondance dans les phases de jeu, ce qui dépeint une récit linéaire. En dépit de sa beauté graphique et très travaillée, les joueurs deviennent les spectateurs d’un film qui se laisser tourner tout seul sans aucune difficulté. On a l’impression d’avancer dans la partie en suivant un trajet marqué d’une craie qui nous oriente tantôt vers des croix tantôt vers des flèches. Le réalisateur se révèle alors être particulièrement sadique en supposant ce chemin tracé vient de lui. Corridor sur corridor, le paquebot peut vite se révéler être répétitif et ralentit la compréhension du scénario.

L’histoire complexe peut amener des parts d’ombre sur le déroulement de la partie en cours. Il faut d’abord comprendre les nombreuses références du cinéma à ses débuts et le voir dans le présent (phases en couleur) comme une technologie moderne à la pointe de son époque. La narration est il est vrai parfois floue et peut démotiver les joueurs à aller au bout du jeu.

Conclusion enfumée

coup de soleilLe paquebot va-t-il partir en fumée ? On retiendra la magnificence et la finesse qui sont révélateurs d’un travail de profondeur de la part des développeurs. Scénaristiquement le jeu se déroule comme la descente d’un toboggan sous l’eau, on peut dire que l’avancée et le gameplay glissent vers une vérité tantôt en noir et blanc tantôt en couleurs. On saluera le découpage des phases avec une empreinte marquée au fer de Georges Méliès.

Nous ne pas ne pas recommander ce jeu à tous les amateurs de film muet, d’expérience narratives et d”horreur /exploration psychobiologiques.  Par conséquent nous avons donc choisi d’après tous les critères émis de nous situer un point découverte avec 8.5/10.

 

8.5

Author's rating

Overall rating

Graphismes
9.5
Ambiance
7.5
Gameplay
8.0
Bande sonore et bruitages
9.0
État Global
8.5
The good
  • Une nouveauté qui change du premier opus bien accueillie
  • Une prise en main qwerty facile
  • Des références à Georges Méliès
  • Des graphismes de qualité
  • Un level design parfaitement millimétré
  • Une durée de vie correcte entre 7 et 10h
  • Des énigmes dans la tradition de Layers of Fear
The bad
  • Un scénario pas évident car complexe à comprendre
  • Une avancée linéaire qui peut trainer sur la longueur
About author
blackmedia

blackmedia

Passionnée par l’horreur depuis l’enfance, j’ai vu mon premier film très - trop ?- jeune. Que ce soit au premier ou second degré, mon amour pour "le côté obscur" s’est étendu progressivement aux jeux vidéos (Resident Evil, Silent Hill...), aux atmosphères post-apocalyptiques ou glauques (l'incontournable HP Lovecraft) ou encore aux jeux de plateau (Les demeures de l'épouvante...). Je satisfais mes envies créatrices via la photographie Urbex, le dessin, et - accessoirement - par une dévotion totale à l'écriture d'articles sur votre site de Dark Culture préféré ! Artiste Ouverte sur le monde

Your email address will not be published. Required fields are marked *